Les OGMs sont-ils nocifs ?

À ce jour, dans le monde, 12 % des terres agricoles sont cultivées en OGM. Le rapport de l’Académie américaine des sciences résulte du travail d’une cinquantaine de biologistes moléculaires, agronomes, économistes et sociologues.

Ils ont passé en revue près de 900 études et publications sur l’utilisation et les effets obtenus par manipulation génétique de certaines plantes, alimentaires comme le maïs et le soja, et textile (coton), qui constituent les principales cultures OGM commercialisées outre-Atlantique.

Quelles incidences a l’introduction d’un gène d’origine étrangère dans une plante ?

Cette transgenèse entraîne la formation d’une nouvelle protéine qui va, par exemple, conférer à la plante une aptitude à résister aux parasites ou à la sécheresse. On vérifie que cette intervention ne modifie pas le reste de son métabolisme et sa qualité nutritionnelle. Il s’avère que cela joue de manière mineure sur la composition des plantes, moins que la variabilité qui existe naturellement dans les plantes mises sur le marché.

Par ailleurs, si le bétail est en partie nourri avec des aliments OGM, ceux-ci sont digérés sous l’effet de l’acide chlorhydrique stomacal et d’enzymes intestinaux, si bien qu’il ne reste pas de protéines modifiées dans le lait ou dans la viande. Le rapport ne conclut pas autre chose : du point de vue sanitaire, le maïs génétiquement modifié par transgenèse, consommé tant par l’homme que par le bétail, ne présente pas de plus de risques de toxicité que les cultures progressivement améliorées par croisements classiques. (Source: La Croix)

Source: DirtyBiology