La nature, combien ça coûte ?

Alors qu’il semble de plus en plus difficile de limiter les dégâts à un réchauffement de 2 °C, peut-être est-il temps que nous interdisions tout simplement certains niveaux d’émissions, de pollution ou de destruction de la nature. Il n’y aurait alors aucun dédommagement financier qui pourrait compenser la dévastation engendrée par des projets tels que l’exploitation et le transport des sables bitumineux. Ainsi, les règles seront les mêmes pour tout le monde, et riches comme pauvres devront s’y soumettre.

Bien sûr, les économistes traditionnels ne seront pas contents, ils diront que ce type de solution est inefficace. Si seulement leur système de bourse du carbone avait fait ses preuves ou s’ils avaient su prédire la crise de 2007, nous leur prêterions encore une oreille attentive. Si le langage économique est devenu le langage dominant, cela ne veut pas dire que nous devions l’adopter. Peut-être, au contraire, est-il temps de remettre en question son hégémonie dans le débat public.

Si la valeur d’une vie est infinie, combien vaut la biosphère toute entière ?

Combien vaut la nature ?

Comment bien vendre la nature ?

Payer pour tuer un animal, des hommes qui remplacent des services rendus par la nature et le prix d’une forêt.

Source: DirtyBiology / Stupid Economics